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27 Oct 17

De l’urgence de préserver nos abeilles pour préserver la planète !

La Fondation

©EmmanuelBerthier

Elles nous asticotent (parfois), nous picotent (quand on les cherche) …  Pourtant, malgré les apparences, les abeilles se révèlent être des amies précieuses. On vous explique pourquoi, et pourquoi il est urgent de veiller davantage sur elles.

 

C’est un fait, le sort des abeilles devient de plus en plus précaire. Ces dernières vingt années, le taux de mortalité des essaims est ainsi passé de 5 à 30% en France. Dans certaines ruches d’Europe, le taux de mortalité aurait même atteint les 80%.

Un affaiblissement multifactoriel

Un tel affaiblissement de leur population s’explique par plusieurs facteurs :

  • Les pesticides et insecticides : des chiffres récemment parus indiquent que les ¾ des miels du monde seraient contaminés par des néonicotinoïdes, des insecticides affectant largement le taux de mortalité des abeilles
  • Les prédateurs et maladies
  • L’agriculture intensive : les paysages devenant de plus en plus uniformes, ils privent les abeilles d’une alimentation constante et variée au travers des espèces contenant du nectar
  • Le réchauffement climatique : floraisons précoces + gelées tardives du printemps + sécheresses liées à la canicule = réduction des plantes à fleurs porteuses de nectar. Et, quand il n’y a plus de floraison, les colonies s’affaiblissent d’avoir moins de pollen pour se nourrir

C’est comme ça que de plus en plus d’apiculteurs jettent l’éponge, le syndrome « d’effondrement des colonies » impactant largement leur secteur.

L’abeille est indispensable pour préserver l’agriculture et la biodiversité de façon plus globale

Si cet appauvrissement est alarmant pour un secteur apicole déjà économiquement fragile, il doit d’autant plus nous alerter qu’il impacte plus largement l’ensemble de notre patrimoine.

En effet, qui dit moins d’abeilles, signifie moins de pollinisation. Or, 35% de ce que nous mangeons dépend du travail des abeilles et de la pollinisation ! Les abeilles pollinisent 84 % des cultures européennes et 4 000 variétés de végétaux. D’après le site des Compagnons du Miel, “le dépôt d’allo-pollen permet la fécondation croisée et la reproduction de toutes les espèces auto-incompatibles, cette action positive sur la production de fruits et de graines a aussi des retombées bénéfiques sur toute la faune qui s’en nourrit. Sans les abeilles, confiture, amandes, café et fruits disparaîtraient de nos assiettes. La production de lait serait également affectée, car les vaches laitières se nourrissent en partie de luzerne qui doit être pollinisée”.

Aujourd’hui, pour pallier à cette menace d’extinction et à la réduction de la pollinisation, il faudrait 3 fois plus de ruches en France pour garantir la pollinisation de l’ensemble des cultures, et il manque 13 millions de ruches à l’échelle européenne pour garantir cette dernière.

Conclusion :  il est impératif de veiller sur nos ruches et leurs habitantes pour garantir la pollinisation des cultures; et pour préserver la pollinisation, il faut garantir la biodiversité, moyennant des techniques agricoles et apicoles les moins chimiques possibles, favorisant bien-être, diversité, et santé des espèces .

[ Pour sauvegarder la biodiversité, veillons sur nos abeilles, et vice-versa ! ]

 

 

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