jeunes femmes planteuses de haies à La Gacilly
Plantation de haies à La Gacilly – mars 2022 © Emmanuel Berthier

Femmes et environnement : un engagement durable

L’engagement des femmes pour l’environnement est crucial. Découvrez leur contribution dans la lutte contre le changement climatique.

Plus exposées aux risques environnementaux, les femmes en sont aussi les principales victimes. Pourtant, leur influence sur la préservation de la planète est fondamentale. Porteuses de projets durables, écologiques et le plus souvent innovants, elles sont au cœur du combat climatique. Mais pour quelles raisons sont-elles plus vulnérables au réchauffement planétaire ? Comment s’investissent-elles pour faire changer le monde en faveur de la protection de la nature ? Explications sur le rapport et la contribution des femmes à l’environnement.

Les femmes, principales victimes du changement climatique

Une vulnérabilité renforcée par les inégalités

Ce n’est plus à prouver, la dégradation de l’environnement accentue considérablement les inégalités. Au plan international, les femmes représentent 70 % de la population en situation de pauvreté, supportant l’essentiel des répercussions liées au réchauffement planétaire. C’est particulièrement le cas des pays émergents où leur difficulté à accéder aux ressources et à l’éducation, leur mobilité limitée et leur manque de droits et de pouvoirs de décision les rendent vulnérables face à la situation climatique.

 

Que ce soit pour collecter de l’eau à des fins de cuisine ou nettoyage, diriger les activités agricoles, parcourir de longue distance pour trouver de la nourriture ou du bois de chauffage, les femmes à travers le monde sont les principales concernées par la gestion quotidienne des écosystèmes et des ressources naturelles. Aux premières loges des dérèglements climatiques, elles subissent inévitablement leurs conséquences : inondations, désertification, sécheresses, etc. Le constat est éloquent : selon le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), les femmes ont quatorze fois plus de chance de mourir en cas de catastrophe naturelle que les hommes.

Les grandes absentes des discussions environnementales

Le rôle des femmes dans la préservation de la planète et dans la promotion du développement durable est considérable. De par leurs implications au sein de leur communauté et très souvent de leur foyer, elles influent fortement sur la gestion des ressources naturelles et sur la mise en place de modes de consommation et de production écologiques et pérennes.

Pourtant, elles sont encore trop peu consultées ou présentes dans les instances responsables des questions environnementales. Bien que la communauté internationale souligne qu’il ne peut y avoir de développement durable sans la pleine participation des femmes, les chiffres sont sans appel : en 2015, elles représentaient 22 % des membres exécutifs des principaux Fonds internationaux chargés de lutter contre le réchauffement planétaire, et lors de la Conférence des parties 26 (COP26) à Glasgow en novembre dernier, seulement 35 % de femmes composaient la délégation.

Du fait de cette sous-représentation, leurs besoins et attentes, en matière d’énergie ou d’accès aux ressources naturelles par exemple, sont trop rarement pris en compte. Pourtant, il est indéniable qu’une meilleure intégration dans la prise de décision permettrait d’aboutir à des choix plus écologiques et plus enclins à la sauvegarde de la planète.

Le rôle essentiel des femmes pour l’environnement

Au cœur de la transition écologique

Les femmes, bien que plus vulnérables, sont surtout des actrices du changement en matière de protection de l’environnement. Dans les pays en développement, elles possèdent la plupart du temps la clé des savoir-faire ancestraux dans divers domaines. Souvent décisionnaires, notamment dans les situations critiques, elles n’hésitent pas à adopter des techniques innovantes en agriculture par exemple et s’appliquent à trouver des axes d’optimisation respectueux de la biodiversité. Elles seraient ainsi plus prédisposées à mettre en place des actions concrètes pour leurs communautés face au changement climatique, selon une étude de la Banque mondiale.

La question de l’égalité de genre

Les conséquences de la destruction environnementale sont amplifiées par l’inégalité des sexes. Les discriminations sociales et culturelles persistent et atténuent bien souvent l’importance de l’engagement féminin : accès inégal aux ressources, à l’éducation, aux instances relatives à la planification et à la gestion de la nature, etc. Or, les avancées en matière d’égalité de genre ont un effet positif direct sur les enjeux écologiques. Il est donc désormais essentiel d’intégrer les femmes au cœur des réflexions stratégiques si l’on veut faire face à l’urgence climatique. 

Ces femmes qui se mobilisent pour la planète

Partout dans le monde, de nombreuses femmes et jeunes filles s’organisent, se mobilisent, et sont à la source d’actions innovantes pour protéger la biodiversité et combattre les changements du climat et leurs conséquences. Leurs rôles clés, leurs multiples compétences et responsabilités en font des expertes de la lutte environnementale et des créatrices de solutions efficaces et durables, à l’instar de ces figures féminines, engagées et inspirantes, comme Wangari Maathai au Kenya, Vandana Shiva en Inde, Lamya Essemlali en France.

Terre de Femmes, un monde d’initiatives

Soutenir les ambassadrices du changement

La contribution et l’influence féminines à la cause écologique sont considérables. Pour souligner ces efforts et mettre en lumière des initiatives courageuses et innovantes à travers la planète, la Fondation Yves Rocher a créé le Prix Terre de Femmes. Attribué chaque année à une trentaine de femmes engagées dans la préservation de la planète, il récompense celles qui « font changer le monde » à leur échelle. Ces initiatives, les unes après les autres, s’emparent des problématiques environnementales.

500 femmes récompensées dans 15 pays partenaires

Depuis 2001, le Prix Terre de Femmes souligne l’investissement inestimable de ces citoyennes dévouées à la planète et aux autres. Les initiatives sont multiples et portent la même conviction de réinventer le monde dans le respect de la nature, à travers des actions innovantes. Aujourd’hui, 500 femmes, dans 15 pays partenaires, ont été récompensées pour leur engagement. Ensemble, ces « héroïnes vertes » du quotidien forment une chaîne de femmes, solidaires, fortes et actrices d’un changement résolument positif.

 

⏩ Découvrez le portrait de Naomi Fagla Medegan, une des lauréates de l’édition 2021, qui a réussi le pari de favoriser l’insertion par l’emploi tout en collectant les déchets plastiques à des fins de recyclage.

Rejoignez la communauté Terre de Femmes

Vous aussi, vous êtes une femme engagée œuvrant pour la biodiversité et pour changer le monde ? Vous recherchez du soutien dans l’élaboration de votre projet en faveur de la préservation de l’environnement ? N’hésitez plus et rejoignez notre communauté de lauréates qui, comme vous, ont décidé de sauter le pas et de participer à notre concours.

⏩ Candidatez au prix Terre de Femmes

« À l’heure des négociations climatiques, il me semble nécessaire que nous portions collectivement la voix de celles qui agissent sur le terrain chaque jour, pour un avenir serein et harmonieux pour tous. »

Jacques Rocher

Sources :

SOUTENEZ les femmes engagées
et les actions pour la biodiversité de la Fondation
#cultivonslengagement

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