Au Togo, les familles plantent des arbres fertilitaires grâce à la Fondation Yves Rocher

Togo, les jardiniers de la forêt

L’arbre guérit, l’arbre nourrit, l’arbre régénère, l’arbre accueille l’esprit des défunts – prévient un dicton togolais.

Le visiteur peut penser, au premier abord, qu’une harmonie s’est instaurée au fil du temps entre le peuple de ce petit pays d’Afrique de l’Ouest et son environnement. La région des Plateaux offre l’image d’une forêt tropicale idyllique avec ses cascades nichées au cœur d’une végétation luxuriante. Et pourtant. Le déboisement, provoqué par la pratique traditionnelle du brûlis ou l’abattage des immenses fromagers pour l’exportation, fait disparaitre 15 000 hectares chaque année et le recours aux engrais censés optimiser la production a entraîné une dégradation des sols cultivés.

Avant de partir en mission l’agroforesterie était du chinois. Avec le temps mon reportage est devenu un vrai outil pédagogique que je partage aujourd’hui dans les écoles.

Axelle s’est rendue, à la demande de la Fondation, dans la région de Kpalimé au Togo pour montrer le quotidien d’un monde paysan qui refuse de voir mourir ses terres en plantant dans les champs des arbres fertilitaires, fixateurs d’azote. Ce programme, initié par l’ONG APAF et soutenu par la Fondation Yves Rocher, a pour objectif 1,7 million d’arbres plantés d’ici 2020 et permet déjà de faire vivre 25 000 producteurs dans tout le pays.

Au-delà de ce focus sur ces nouveaux adeptes de l’agroforesterie en Afrique, qui se révèlent les précurseurs de la renaissance de tout un continent, Axelle de Russé nous entraine dans un autre monde, celui d’une population qui cherche à recréer ce lien traditionnel et sacré qui l’unit à la nature. Car c’est au Togo que le vaudou trouve ses racines : la photographe a pu pénétrer dans la petite forêt de Bê, interdite aux profanes, où sont initiées au fétichisme les prêtresses d’une religion qui continue d’imprégner toutes les croyances des habitants. Offrandes et cérémonies permettent d’apaiser les âmes pour assurer aux familles sérénité et prospérité. Ce sont les dieux qui ont créé les éléments naturels permettant aux mortels de subsister et de s’épanouir. Souiller ces sources de vie, c’est offenser les divinités, c’est courir à notre perte. Dans leurs champs de cacao, de maïs, ou de café, Esse, Ami, Marie et Adjo ont appris les leçons de leurs ancêtres : en prenant soin de la terre, elles assurent l’avenir de leurs descendances.

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