Tarik Chekchak

L’homme orchestre de l’environnement

Actions dans les pays en développement, avec les entreprises pour adopter de nouveaux modèles, chef d’expéditions polaires, ancien membre de l’équipe Cousteau, Tarik Chekchak coche toutes les cases en matière d’engagement écologique. Biologiste et spécialiste de biomimétisme à l’Institut des Futurs Souhaitables, il évoque l’actualité, mais aussi ce futur qu’il souhaite pour notre planète.

Sécheresse, feux, intempéries, inondations, etc., la planète va mal. A quoi pensez-vous chaque fois que ces nouvelles tombent ?

Je me sens partagé entre le pessimisme du constat et l’optimisme de la volonté. C’est la raison pour laquelle je travaille pour l’Institut « des Futurs Souhaitables », afin de mobiliser les outils de transformation positive. Il nous faut trouver dans l’optimisme la force pour un changement de civilisation. Les progrès du 20ème siècle sont clairement devenus les problèmes du 21ème. Cette crise environnementale fait prendre conscience à l’humanité de son interdépendance radicale avec le reste du vivant. Nous nous trouvons à un moment historique pour agir. J’espère que nous serons, pour nos futurs descendants, des ancêtres dont ils seront fiers…Pour le moment, ce n’est pas le cas.

Vous rentrez du Spitzberg, dernier archipel avant le Pôle Nord, que retenez-vous de cette expédition ?
La banquise disparaît à une vitesse hallucinante. Je fréquente ces zones depuis 25 ans et je n’ai jamais vu une telle accélération. D’ici les prochaines décennies elle sera définitivement perdue et l’Océan Arctique sera sans banquise. Il faut se rendre compte que les Pôles sont les thermostats de la planète. Ces changements ont aussi des conséquences sur le courant du Gulf Stream, essentiel à la régulation de notre climat.

La nature se rebelle, l’étudier est votre spécialité quels enseignements peut-on en tirer ?
J’ai décidé de travailler en amont avec les industriels, il y a un peu plus de 10 ans car au Pôle Nord, loin de tout, j’ai vu des déchets plastiques, des jouets, et des filets dans lesquels des rennes s’étaient pris avant de mourir. Nous pouvons développer des technologies en phase avec la vie de cette belle planète en observant le vivant. C’est le biomimétisme.

Le biomimétisme parlons-en. Vous en avez fait votre spécialité. Pouvez-vous nous expliquer de quoi il s’agit ?

Le biomimétisme, c’est appliquer notre intelligence dans la bonne direction et c’est possible. Nos industries, utilisent beaucoup d’énergie. Fabriquer un verre nécessite des températures de plus de 1000 °c, tandis que des éponges et des petites algues se constituent des squelettes de verre extrêmement fins à partir de la silice récupérée autour d’elles. Il y a aussi, la céramique de l’ormeau, le fil de soie de l’araignée, etc., ces matériaux sont fabriqués à température et à pression ambiantes. L’humanité n’est-elle pas capable de faire la même chose qu’une éponge ?

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