Mexique : l’incroyable odyssée des papillons monarques

Le papillon monarque : un souverain qui, lorsque l’hiver approche, quitte son royaume américain et voyage pendant deux mois à un rythme de 75 kilomètres par jour jusqu’aux forêts d’oyamels des montagnes du centre du Mexique.

L'histoire des papillons monarques...

… c’est celle d’un voyage, d’un périple de 4500 kilomètres ; d’une intrépide migration réglée comme une horloge qui, encore aujourd’hui, ébahit la communauté scientifique.

Une fois l’hiver américain arrivé, ces souverains de la migration entreprennent un long périple vers les forêts d’oyamels des montagnes du centre du Mexique. C’est ici, dans leurs palais d’hiver, que ces monarques vont attendre avant de rebrousser chemin vers le mois de mars ou d’avril pour retrouver leur foyer. Mais longévité d’un papillon ne dépassant que rarement les cinq semaines, les monarques qui entreprennent le voyage de retour ne sont que les arrière-arrière-arrière-arrières petits-enfants de ceux qui ont effectué celui de l’aller.

Plus merveilleux encore : chaque année, à la fin de l’été, les monarques donnent naissance à une génération spéciale dite Methuselah, ou Mathusalem. Contrairement aux autres, celle-ci peut vivre jusqu’à huit mois, et ainsi participer aux deux voyages !

A cause de la déforestation des forêts boréales de l’état de Michoacan, le sanctuaire du papillon monarque est en danger et son périple vers le Sud est mis à mal. En 2014, la communauté scientifique estimait à 35 millions le nombre de monarques ayant entrepris le voyage ; contre un milliard au début des années 1990. Alors que l’année 2019 a vu plus de 400 espèces disparaitre de la surface du globe, les forêts de Zitacuaro ont connu une hausse des colonies de monarques de 144%. En plantant des arbres, une lueur d’espoir renait !

Les papillons monarques, j’en avais déjà entendu parler lorsque National Geographic les avaient inclus dans leur numéro sur les migrations. Mais voir ça en vrai… c’était extraordinaire. Un moment très fort dans ma carrière, à la fois étrange et magique. – Pascal Maitre

Pascal Maitre, un photographe aux mille nuances

 

Né dans le centre de la France en 1955, ce fils d’une famille de forgeron n’était pas spécialement préparé à une vie dédiée à la photographie. C’est sa tante, qui épousa un soldat américain avant de déménager dans le nord des Etats-Unis, qui lui envoie son premier appareil. Un Rolleiflex 4×4 avec lequel il produira ses premières images, avant d’abandonner des études en psychologie et de débuter son service militaire qu’il effectuera au service photographique de l’armée. Puis ce sera le début officiel de sa carrière, en 1979, au magazine Jeune Afrique.

Bien trop souvent, d’aucuns s’accordent à résumer Pascal Maitre à l’Afrique. Mais il serait injuste de réduire le talent de cet immense photographe, passé maître dans l’art délicat de la couleur, à ses pérégrinations africaines. Pascal Maitre, c’est aussi l’image mythique du commandant Massoud de dos face à la vallée du Pandjchir en Afghanistan. Ou encore celles, prises au Mexique en 1986, des derniers survivants de la révolution mexicaine, frères d’armes d’Emiliano Zapata. Ces images incroyables vaudront au photographe de nombreux prix internationaux. Mais pour lui, peu importent les prix, car il continue d’obtenir la plus belle et la plus prestigieuse des récompenses qui existe pour un photojournaliste : celle d’être publié, régulièrement, dans les grands journaux et magazines de ce monde. 

Pour la Fondation Yves Rocher, il a effectué cette superbe mission photographique qui retrace l’incroyable odyssée des papillons monarques au Mexique. Il a su capturer les moments uniques de la vie de cet animal qui captive le monde scientifique, tout en soulevant les problématiques actuelles des forêt d’oyamels au Mexique où le monarque prend refuge chaque hiver. 

Sur cette mission, il se confie :

Je n’ai jamais beaucoup travaillé avec des animaux – et encore moins des insectes ! Pour les papillons monarques, ce fut un véritable défi technique. […] En photo, pour figer ces centaines, ces milliers de papillons virevoltant au-dessus de nos têtes, c’est un véritable casse-tête. J’ai du prendre énormément d’images, souvent à l’aveugle. […] Photographiquement comme journalistiquement, il était primordial d’avoir la plus grande profondeur de champ possible. 

Pour en savoir plus sur le travail de Pascal Maitre rendez-vous sur son site pascalmaitre.fr

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