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Frédérique Déroche, Association Des Graines et des brouettes ©Des Graines et des Brouettes

Frédérique Déroche, la nature une belle peinture

Depuis 10 ans, Frédérique Déroche étoffe son projet au sein de son association : Des graines et des brouettes. Née en 2012, il s’agissait de créer un jardin pédagogique pour les enfants basé sur le partage autour des vertus thérapeutiques des arbres et des plantes nourricières.

Pouvez-vous nous présenter votre structure ?

Frédérique :
Avant tout, il nous tient à cœur de permettre au public de se connecter au vivant en prenant le temps d’aiguiser sa sensibilité, d’être en conscience de son état intérieur et la résonnance entre la nature et notre bien-être. Permettre à tout un chacun de se révéler à travers la découverte de la nature est vraiment important pour nous, nous agissons par le biais d’ateliers créatifs, ludiques, de bien-être. L’idée, c’est que les gens ressortent avec un savoir-faire. Les ateliers sur les plantes sauvages comestibles et les apéros sauvages ont eu un grand succès : observation puis, cueillette et enfin cuisine qui permet de préparer des recettes et partager. Ce type d’atelier fait partie de bons cadeaux qu’on offre à Noël.

Nature et créativité comment lier les deux ?

F : La créativité est un prétexte pour (re)partir à la découverte de certaines plantes et des savoir-faire autour des plantes. Cela permet aux enfants de prendre conscience de l’impact positif de la fabrication autonome. D’année en année j’aime expérimenter de nouvelles plantes et de nouvelles méthodes et les participants sont aussi beaucoup force de proposition. C’est important de rebondir sur les élans du public.

Chaque année, je propose par exemple des ateliers intergénérationnels, ce sont des ateliers de peinture végétale. L’idée est de prendre conscience d’où viennent les pigments. Nous fabriquons les pinceaux et la peinture, l’objectif est de montrer qu’on n’est pas obligé d’aller au magasin, mais qu’on peut se servir des ressources de notre environnement.

Pourquoi avoir choisi de vous adresser à la jeunesse ?

F : Pendant les premières années de l’association on a accompagné la création de jardins pédagogiques dans les écoles primaires. C’est important que les enfants puissent sortir des classes, de se rapprocher de la biodiversité qui les entoure. L’approche ludique permets aux enfants d’apprivoiser la nature et ses éléments.

Quels bénéfices peut-on tirer de la nature ?

F : On peut avoir une approche sensible à différents niveaux, la nature est une ressource pour nous accompagner dans les périodes de complexité, de flottement de doutes, comme la période que nous traversons en ce moment. Moi je ressens vraiment ce besoin de me reconnecter à la nature car il y a un non-jugement du végétal qui est doux et nous permet d’accueillir avec douceur les vagues émotionnelles que nous traversons toutes et tous.

Je pense que nous sommes tous issus de la nature et que l’on peut vraiment s’appuyer dessus pour prendre plaisir à vivre, à découvrir ce qui nous entoure. Le fait de se relier au vivant est précieux aujourd’hui pour être dans la joie sur terre.

Récemment j’ai lancé un cycle sur le lierre et la ronce pour les ados et les adultes. L’idée c’est de proposer une observation et des expérimentations et ateliers pratiques avec ces plantes pour lesquelles on a des préjugés et auxquelles on apporte très peu de considération, car elles sont omniprésentes. Pouvoir les observer au fil de l’année ça a beaucoup de sens. L’objectif est de proposer des ateliers pour montrer que la nature n’est pas intéressante que le printemps et l’été mais toute l’année. Il faut accueillir le cycle de la nature avec douceur et ne pas lutter contre. Cela permet aussi de créer des liens entre les gens. Ce sont des propositions que je suis contente de présenter même si l’engagement tout au long de l’année n’est pas toujours simple auprès du public.

Quel est votre ressenti vis-à-vis de l’implication des différents publics que vous pouvez rencontrer ? Les gens se sentent-ils plus concernés ? Les jeunes sont-ils plus demandeurs ?

F : J’ai senti un élan de reconnexion à la nature après le premier confinement. Du côté des jeunes, il y a un besoin profond mais le mouvement est plus lent. Cependant j’ai confiance dans le fait que la reconnexion est en cours. Je suis toujours émerveillée de la curiosité des enfants et de leur envie de créer avec peu et à partir des mêmes matériaux, toute la diversité de création qui se décline. On a l’impression que des étincelles se rallument.

Revivez la cérémonie des 30 ans de la Fondation l’édition de Nature en Fête 2021.

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