Connaître

Connaître, une fenêtre sur la beauté du monde végétal.

Pour préserver le monde végétal, il est nécessaire de le connaître. Connaître la biodiversité, pour la Fondation Yves Rocher, c’est aller à sa rencontre, l’observer, apprendre de son histoire, de son rapport aux humains. Connaitre la biodiversité, c’est avant tout s’ancrer sur les territoires naturels, sanctuaires de la vie si riche, si belle, si proche de nous.

La Fondation Yves Rocher est engagée depuis plus de 25 ans dans cette mission de connaissance et d’étude de la biodiversité. Elle a organisé des missions dans les régions les plus reculées du globe, contribué à la parution d’ouvrages d’exception, récompensé des travaux de recherches novateurs sur le monde végétal et ses relations aux humains.

Les Iles Robinson

En 1997, la Fondation prend part à une mission d’exploration scientifique organisée au cœur des îles Robinson conduite par Philippe Danton, correspondant du Muséum national d’Histoire naturelle. Cet archipel situé au large des côtes chiliennes est un minuscule territoire émeraude cerné du bleu de l’océan Pacifique.  Les Iles Robinson, réserve biosphère, abritent une biodiversité exceptionnelle. 60 % des variétés de plantes présentes sur ces iles sont endémiques, c’est-à-dire qu’elles n’existent nulle part ailleurs sur la planète. Cette mission d’exploration a fait l’objet de la publication d’un ouvrage intitulé « Les Iles de Robinson » écrit par Philippe Danton, Emmanuel Breteau et Michel Baffray.

 

Dictionnaire Ricci

La Fondation Yves Rocher a contribué, en 2005, à la parution du Dictionnaire Ricci des plantes de Chine, édité par l’Association Ricci, grâce au travail de deux scientifiques spécialistes des plantes chinoises Francine Fèvre et Georges Métailié. Cet ouvrage exceptionnel rassemble 7 000 espèces existant jusqu’alors uniquement dans les textes en langue chinoise. Recensant 20 000 noms de plantes chinoises en français, chinois, anglais et latin et 3 500 noms de matière médicale.

Avec plus de 25 000 espèces de végétaux à fleurs, la flore chinoise est l’une des plus riches au monde. De nombreuses plantes présentes dans nos jardins aujourd’hui, sont originaires de l’Empire du Milieu, ce livre s’impose donc comme une référence pour les passionnés et les professionnels de la botanique.

 

Le Prix Terra Ficaria

La Fondation Yves Rocher est engagée sur le volet scientifique. Elle a créé le Prix Terra Ficaria dont les éditions 2004, 2005 et 2006 ont récompensé des équipes scientifiques pour leurs travaux exceptionnels sur les relations entre les communautés humaines et les plantes.

2004
1ère édition du Prix Terra Ficaria.

Evelyne Leterme est la toute première lauréate. Cette distinction vient récompenser son engagement en faveur du patrimoine fruitier français. Passionnée et pionnière, Evelyne Leterme a pris l’initiative de créer un conservatoire végétal. Pendant de longues années, elle a minutieusement recueilli des données sur le patrimoine fruitier. Elle a également travaillé à la mise au point de collections et d’un programme de création de variétés.

2005
2ème édition du Prix Scientifique Terra Ficaria.

La deuxième édition a récompensé Pierre Cabalion, ethnobotaniste basé à Nouméa, chercheur à l’IRD (Institut de Recherche en Développement). Le Prix Terra Ficaria salue le travail de ce scientifique en faveur des Forêts Sclérophylles de Nouvelle-Calédonie. Couramment appelées Forêts Sèches, elles sont menacées par la déforestation et ne couvrent plus qu’1% de leur surface initiale. Ce programme d’étude répertoriant les espèces végétales présentes dans la Forêt Sèche, et révélant leur application médicinale, a mis à jour la richesse et la diversité de cet environnement.

2006
3ème édition du Prix scientifique Terra Ficaria

En 2006, La Fondation Yves Rocher a remis le Prix Terra Ficaria à Doyle Mc Key. Professeur à l’université de Montpellier et chercheur au CNRS, le scientifique a été récompensé pour son travail sur le « maintien de la diversité génétique chez les plantes à propagation clonale et la préservation de leur potentiel adaptatif ».

Les plantes dont la reproduction se fait par bouture sont confrontées à long terme à une diminution de la diversité génétique. Elles deviennent alors vulnérables et succombent plus facilement aux maladies, aux intempéries ou aux sècheresses. En travaillant sur les méthodes utilisées par les amérindiens pour la reproduction du manioc, Doyle Mc Key a pu démontrer grâce aux dons et activités sociales entre les villages qu’en introduisant un mode de reproduction sexuée. En travaillant sur une double approche sociologique et biologique, il a démontré l’impact des échanges sur l’introduction de la reproduction sexuée des végétaux.  Introduite même en proportion minime, la reproduction sexuée maintient la diversité génétique, nécessaire à la résistance des plantes.

 

Les Chimpanzés des Monts de la Lune

Pour connaître la relation aux plantes des primates qui nous ressemblent tant, la Fondation Yves Rocher a accompagné le travail méticuleux de Sabrina Krief. Maître de conférences au Muséum national d’Histoire naturelle, primatologue et vétérinaire de formation, Sabrina Krief a longuement observé le comportement des primates capables de se soigner seuls par les plantes qui les entourent.  La primatologue est une femme engagée qui a contribué à l’exposition « Sur la piste des Grands Singes », au Muséum national d’Histoire naturelle et raconte dans un livre intitulé « Les Chimpanzés des Monts de la Lune », co-écrit avec Jean-Michel Krief, ses fascinantes découvertes et ses belles rencontres.