Fausto podavini

Fausto Podavini

La fin d'un monde en Ethiopie

C’est grâce à cette envie de raconter des choses à travers la photo, de faire écho à de petites histoires silencieuses mais importantes, que le reportage journalistique s’est mué de grande passion en profession.

Fausto Podavini photographe

La vallée de l’Omo, dans le sud de l’Ethiopie, est l’un de ces endroits mythiques ayant, depuis longtemps, fasciné photographes, voyageurs, aventuriers. Elle a d’ailleurs été classée au Patrimoine mondial de l’UNESCO en 1980. La beauté des tribus qui l’habitent et des paysages sillonnés par cette rivière longue de plus de 800 kilomètres se jetant dans le Lac Turkana attire, encore aujourd’hui, les touristes en quête d’atmosphère authentique de plus en plus rare sur le continent noir. Un sanctuaire perturbé, en 2008, par le projet de construction du barrage Gilgel Gibe III par le gouvernement éthiopien.

Le barrage le plus haut d’Afrique

Fausto Podavini, photojournaliste italien ayant fait ses premières armes dans la photographie en studio, a suivi depuis 2011, les conséquences de l’apparition de ce barrage sur la région et ses habitants. Avec la croissance effrénée de l’économie du pays, dont l’économie a été dopée par de colossaux investissements européens et chinois, cette structure de 240 mètres de haut a doublé la production électrique de l’Ethiopie. Mais ce développement se fait parfois au prix de bouleversements géographiques, culturels et écologiques majeurs. Inauguré par le premier ministre en 2016, le barrage a considérablement ralenti le courant de la rivière et empêche les crues annuelles, perturbant ainsi la vie des fermiers, des éleveurs et des pêcheurs locaux. Mais il modifie surtout toutes les habitudes ancestrales des ethnies qui peuplaient ces terres enfouies dans la forêt.

Plus de 100 000 personnes déplacées

Les ONG travaillant sur place estiment qu’au total, ce sont plus de 100 000 âmes qui sont affectées directement par ce barrage.

En racontant l’histoire de Gilgel Gibe III et de son effet sur les populations locales, Fausto Podavini illustre finalement un problème plus large : celui de la disparition, dans le tourbillon du développement rapide et du profit immédiat, des peuples autochtones de la planète. Et finalement, d’une partie de l’âme africaine.

Ce travail a été récompensé en 2017 par le Prix Photo Fondation Yves Rocher en partenariat avec Visa pour l’Image – Perpignan.
Fausto Podavini a également décroché le second prix du World Press Photo 2018 dans la catégorie Projet au long cours.

Mieux connaître Fausto

“Après une formation technique et industrielle en électronique, j’ai entrepris un cursus universitaire en ingénierie (…). Durant toutes ces années, la photo a toujours été présente dans ma vie, accompagnant chaque phase de mon évolution professionnelle. Archétype du silence et de la patience, elle a toujours su combler des vides ou exacerber des moments importants. (…) J’ai commencé en tant qu’assistant dans un studio photo, et c’est là que j’ai appris à lire et à gérer la lumière, jusqu’à cette rencontre avec (…) Dario De Dominicis. C’est lui qui m’a introduit (au) photojournalisme. “ Fausto

 

Pour en savoir plus sur le travail de Fausto :

son site http://www.faustopodavini.eu/
une vidéo interview Paroles de photographes

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