Catalina Martin-Chico

Révéler l’invisible

Devenue photographe, sur la tard, dans la trentaine, Catalina Martin-Chico s’est formée à l’International Center of Photography (ICP) de New York, ville où elle a vécu plusieurs années.

Ce sont d’abord les enfants orphelins qui attirent son regard profondément humain. Cela va l’entrainer au Yemen photographier un orphelinat de filles, puis pendant 10 ans, des histoires dans un pays en proie à des conflits intérieurs né de la réunification.

« Raconter des histoires qui ne sont pas documentées… parler des communautés invisibles » le travail de Catalina Marin-Chico a comme  fil rouge l’humain.

Cette femme qui vit actuellement à Paris, aime à se définir comme « une slow journaliste » qui « prend le temps de s’imprégner des situations humaines, de créer du lien ».

Son regard inscrit son travail tout à la fois dans la tradition de la photographie humaniste que dans celle du photo-journalisme documentaire et d’enquête.

Elle retourne régulièrement au Yémen, où elle est une rares photo-journalistes à y travailler notamment pour Le Monde. Son immersion au cœur de la révolution yéménite lui a valu en 2011 le Visa d’or humanitaire du CICR et une exposition au Festival international Visa pour l’Image la même année.

Mais son attirance pour l’Amérique latine va l’emmener en Colombie. Elle y réalise sur plusieurs années un projet sur les ex-combattantes des FARC.
Ce qui lui amène le prix Canon de la Femme photo-journaliste puis le prix « Contemporary issues » du Worldpress 2019. L’une des photos est nominée pour la Photo of the Year.

Catalina Martin-Chico expose dans de nombreux Festivals – « Visa pour l’image », « Les femmes s’exposent », « festival de la Gacilly » … et galeries, à Madrid, Bruxelles, Milan, New York. Elle publie dans la presse française et étrangère (Le Monde, Geo, The New York Times, The Guardian, Le Figaro Magazine, Le Nouvel Observateur, VSD, Marie Claire, ELLE…). Elle est distribuée par l’agence Panos.

Cette photographe qui ne se départit pas de son sourire communicateur, aime aussi définir sa profession comme une mission ; celle « de transmettre, de raconter quelque chose que les gens ne connaissent pas » Cette mise en lumière s’applique aussi à son regard sur la communion entre l’humain et la nature.

Pour témoigner de la vie de peuple de Sarayku en Amazonie Equatorienne et de sa lutte pour sa forêt, c’est donc à Catalina Martin-Chico que la Fondation Yves Rocher a choisi de confier cette mission. S’adapter a la vie de la forêt amazonienne, ressentir la nature et porter un regard humaniste sur la vie de cette population indienne qui y élève ses enfants entre la modernité qui l’entoure et l’esprit des arbres qui l’habite. Autant de qualités qui révèlent la spontanéité du travail de cette photographe de l’invisible.

Intéressé.e par les missions photographiques ? Rendez-vous sur le site de la Fondation, onglet Nos missions photographiques !

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