France, Morbihan (56), La Gacilly, Visite du chef Raoni Metuktire

Raoni Metuktire

Raoni Metuktire est l’un des grands chefs du peuple Kayapos au cœur d’une réserve protégée sur le territoire du Brésil.

 

Raoni Metuktire est l’un des grands chefs du peuple Kayapos au cœur d’une réserve protégée sur le territoire du Brésil. Il est une figure emblématique de la lutte pour la préservation de la forêt amazonienne et de la culture indigène. 

Raoni Metuktire vient au monde dans l’État du Mato Grosso entre 1930 et 1934,  au cœur de la partie brésilienne de la forêt amazonienne. Issu de la branche Metuktire des Kayapos, il est l’un des fils du cacique Umoro. Le peuple kayapo est nomade et son enfance est marquée par des déplacements incessants et de nombreuses guerres tribales. Guidé par son frère Motibau, Raoni commence à l’âge de quinze ans à installer un labret, disque de bois peint de façon cérémonielle que les guerriers de sa tribu nomment botoque et portent sous la lèvre inférieure.

C’est en 1954 que Raoni et les autres membres de la tribu Metuktire rencontrent pour la première fois des Occidentaux. Peu de temps après, il devient l’ambassadeur de son peuple et fait partie d’une délégation qui rencontre le président Juscelino Kubitschek. En 1958, il participe en tant que guide à une expédition destinée à déterminer le centre géographique du Brésil. En 1964, il croise le chemin de l’ancien roi des Belges, Léopold III, alors que celui-ci est en expédition dans les réserves indigènes protégées du Mato Grosso.

L’inquiétude du peuple Kayapo face à la déforestation est déjà grande lorsqu’il devient, en 1977, le sujet d’un film documentaire de Jean-Pierre Dutilleux intitulé Raoni et narré par Jacques Perrin. L’intérêt soudain des médias brésiliens en fait un porte-drapeau naturel de la lutte pour la préservation de la forêt amazonienne, gravement mise en danger par la déforestation anarchique, l’avancée des cultures de soja et les barrages hydroélectriques.

 


C’est cependant après sa rencontre avec le chanteur
Sting, qui lui rend visite dans le Xingu en 1987, qu’il accède à une notoriété internationale. Le 12 octobre 1988, il participe avec lui, à São Paulo (Brésil), à une conférence de presse de la Tournée Human Rights Now! d’Amnesty International. À la suite de l’impact de cet événement, Sting, son épouse Trudie Styler et le réalisateur belge Jean-Pierre Dutilleux deviennent les cofondateurs de la Rainforest Foundation, créée pour soutenir les projets de Raoni, dont la priorité du moment est la démarcation des territoires kayapos menacés d’invasion.

En février 1989, Raoni est l’un des plus farouches opposants au projet de barrage de Kararao. Les télévisions du monde entier sont présentes pour recueillir ses propos à Altamira, lors d’une gigantesque assemblée de chefs restée dans les annales. Le projet de barrage sera finalement abandonné.

Aujourd’hui, Raoni, à travers son association Forêt Vierge, mène une dernière campagne pour tenter de pérenniser ce trésor de biodiversité. Le chef indien brésilien de plus de 80 ans nous confie ainsi dans son livre Mon dernier voyage qu’il espère inspirer le chemin à suivre et tenter de protéger les Indiens, gardiens des dernières forêts primaires.

La Fondation Yves Rocher est attachée à la cause indienne, comme le prouve un engagement qui date maintenant de plus de 25 ans. C’est à cette époque que la Fondation Yves Rocher planta des arbres avec une communauté de riverains du Rio Tapajós.

Plus d’informations : @raoni.com

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