200 enfants
des écoles du territoire partie prenantes du projet
+ de 200 habitants
impliqués activement
+ de 10jardins-forêts comestibles
de 200 à 4 000 m² créés à Elne
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Dans les Pyrénées-Orientales, Claire Mauquié transforme les espaces publics en forêts comestibles. Avec l’association Slow Food Pays Catalan et son École de la Forêt Gourmande, elle réinvente nos modes de production alimentaire, replante la biodiversité en ville et ouvre les assiettes à un monde de saveurs oubliées.
Tout commence par une expérience personnelle. Claire, spécialisée en physique-chimie de l’atmosphère et de l’océan, rencontre des problèmes de santé qui la poussent à adopter une alimentation plus vivante et locale. Les bénéfices qu’elle ressent lui donnent envie d’agir pour les autres et pour la planète. Elle se forme alors à la permaculture, rejoint une ONG à Taïwan où elle aide à créer 4 forêts comestibles dans une ville de 400 000 habitants. À son retour en France en 2020, elle est convaincue que ce modèle est duplicable. L’idée est de « sortir d’un système qui épuise les sols un peu plus chaque année pour faire naître des écosystèmes qui régénèrent, nourrissent et créent du lien social. »
« L’arbre, c’est la vie : il régule le climat, stocke du carbone, donne de l’oxygène. Et en bonus, il produit à manger pour nous et pour le reste du vivant. »
Claire
En 2023, la ville d’Elne, frappée par une sécheresse historique, invite Claire à co-écrire un projet de reforestation nourricière expérimentale. Le premier jardin-forêt comestible naît sur un ancien parking désimperméabilisé de 200 m² qui, grâce à Claire et à des voisins mobilisés dès le départ, offre aujourd’hui une centaine d’espèces alimentaires. Le mouvement s’étend rapidement à d’autres quartiers et compte aujourd’hui 13 jardins de 200 à 4 000 m² et une pépinière citoyenne inaugurée récemment. Depuis huit ans, Claire accompagne en parallèle des projets similaires dans d’autres villes, de Nanterre aux Ulis, de Cahors à Saint-Julien-en-Genevois.
« La nourriture est un sujet qui concerne tout le monde », rappelle Claire. Or le constat est sans appel : l’alimentation française repose sur seulement 60 espèces, quand notre climat tempéré en offre un potentiel de 7 000. Citrons, figues, châtaignes, pêches, verveine… Autant de fruits et de plantes que les jardins-forêts en ville pourraient produire. Alors Claire transmet ce savoir partout : formatrice à l’École de la Forêt Gourmande, enseignante à l’Université de Perpignan, autrice de trois ouvrages dont Cuisiner le jardin-forêt (2025). À Elne, une soixantaine d’habitants et 200 enfants d’écoles primaires et maternelles cultivent et récoltent déjà dans ces jardins vivants.
En parallèle, Floriane et son équipe collaborent avec l’ONF2 pour un suivi plus large de la faune sauvage afin d’améliorer les connaissances sur la biodiversité des forêts départementales rhodaniennes. Récemment, Volt, une petite femelle berger allemand au flair exceptionnel, a rejoint l’équipe. Un vrai atout pour détecter les fèces de loup et de lynx.
Reconnecter les gens à la terre, à leur alimentation, mais aussi entre eux. Et la conviction que la ville peut être belle et nourricière. Le jardin de la place du Planiol à Elne (premier parking transformé en forêt comestible), en plus d’être nourricier, est aussi un îlot de verdure qui crée du bien-être. Il a déjà inspiré des dizaines de projets en ville mais aussi en milieu rural. La dotation du prix Fondation Yves Rocher Terre de Femmes va permettre à Claire de déployer ces forêts nourricières dans tout le département des Pyrénées-Orientales.
« L’arbre, c’est la vie. Et on a vraiment tous et toutes besoin des arbres. »
200 enfants
des écoles du territoire partie prenantes du projet
+ de 200 habitants
impliqués activement
+ de 10jardins-forêts comestibles
de 200 à 4 000 m² créés à Elne
lowfoodpayscatalan.cat
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