Agenda de la Fondation Yves Rocher
AGENDA
le 29/03/17

Plantation d’une haie champêtre au bord de la Rose

le 22/03/17

Greffage de variétés de pommiers et poiriers locales à emporter à Poitiers

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Prix Photo


Qu’est-ce-que le Prix Photo ?

 

En partenariat avec le Festival International du Photojournalisme “Visa pour l’image-Perpignan”, la Fondation Yves Rocher a décidé de créer le Prix Photo – Fondation Yves Rocher.

Le Prix Photo – Fondation Yves Rocher est attribué à un photographe professionnel désirant réaliser un travail journalistique sur les problématiques liées à l’environnement, aux relations entre l’Homme et la Terre, aux grands enjeux du développement durable.

Le Prix est d’un montant de 8 000 €, doté par la Fondation Yves Rocher et sera remis tous les ans lors du Festival Visa pour l’Image, au mois de septembre.

 

 

LAURÉAT 2016

 

PHIL MOORE

Phil Moore

 

Phil Moore est un photo-journaliste anglais indépendant de 34 ans et un producteur multimédia travaillant depuis plus de 5 ans pour des médias de renommée internationale.

Basé pendant cinq ans à Nairobi au Kenya, il a principalement couvert l’Afrique centrale et de l’est, travaillant en grande partie sur les questions liées au conflit et au post-conflit, en particulier marqués par deux ans de reportage sur la rébellion M23 dans l’est de la République Démocratique du Congo, et ses répercussions.

Il a également réalisé différents reportages dans le monde, portant notamment sur le travail des enfants en Bolivie, la réadaptation d’extrémistes au Pakistan et la crise européenne de réfugiés dans les Balkans. Son travail photographique, régulièrement publié dans les plus grands titres de la presse internationale, fait l’objet de nombreuses récompenses et d’expositions.

L’une de ses productions multimédia sur le Sud Soudan a été nommée aux One World Media Awards en 2015. Son expérience en tant que journaliste, alliée à sa carrière passée de web designer ont également éveillé en lui un intérêt profond pour des techniques narratives avancées.
Profitant des avancées du web et des nouvelles technologies, il produit des histoires passionnantes présentées de façon novatrice.

SON PROJET

Le Polygone au Kazakhstan

Située au fin fond de la steppe Kazakhe, la région de Semipalatinsk, baptisée « le Polygone » a subi près d’un quart des essais nucléaires réalisés dans le monde, depuis 1949. Dans cette région de la taille de la Belgique, 456 détonations atmosphériques et souterraines ont eu lieu pendant quarante ans, la rendant inhabitable. Pendant cette période, environ 200 000 villageois ont servis de sujets de tests, certains forcés à rester debout en plein air lors des explosions, pour étudier plus tard les effets de l’irradiation.

Aujourd’hui, personne ne connaît exactement le nombre de personnes vivant encore sur cet ancien site de test, mais à « ground zero », les visiteurs doivent porter des protections pour les chaussures et des masques sur le visage. Les niveaux de radiations atteignent encore 70 à 400 fois les niveaux autorisés. Il existe encore des résidents du « Polygone », témoins des champignons atomiques des tests soviétiques, mais ils sont aujourd’hui âgés de 85 ans et le temps vient à manquer pour enregistrer leurs témoignages.

L’Institut de Recherche en Médecine des Radiations et Écologie garde les rapports de tous les résidents – ainsi que ceux de leurs descendants – exposés aux retombées nucléaires.
Environ 356 000 personnes font ainsi face au risque d’irradiation et le taux de mortalité dû au cancer, est 2 à 3 fois plus élevé que partout ailleurs au Kazakhstan. Les anomalies de naissance, les handicaps mentaux et l’infertilité sont très fréquents et le taux de suicide y est quatre fois plus élevé que la moyenne nationale.

Ce projet photographique, mêlant les photographies de paysages désolés de ces sites abandonnés, exempts de vie, aux portraits intimes des survivants du « Polygone », soulignerait les effets désastreux de l’arme nucléaire sur l’environnement et l’héritage unique laissé aux gens vivant-là, mettant en exergue les témoignages des survivants, avant qu’il ne soit trop tard. Au moment où les extractions de plutonium commencent et que les premières vagues de touristes affluent, Phil Moore espère ainsi immortaliser ce tournant de l’histoire de la région et rouvrir les cicatrices de la planète.
Alors que de plus en plus de nations cherchent à développer leur armement nucléaire, la recherche de la domination nucléaire pèse toujours lourd sur le Kazakhstan et peut servir d’avertissement puissant contre de nouvelles aspirations nucléaires.

 

Retrouvez l’interview de Phil Moore, qui nous en dit un peu plus sur l’avancée de son projet !

LAURÉAT 2017

 

FAUSTO PODAVINI

Fausto Podavini né à Rome il y a 44 ans. Après une formation technique et industrielle en électronique, il a entrepris un cursus universitaire en ingénierie, remplacé quelques années plus tard par des études en sciences de la communication. Durant toutes ces années, la photo a toujours été présente dans sa vie, accompagnant chaque phase de son évolution professionnelle. Archétype du silence et de la patience, elle a toujours su combler des vides ou exacerber des moments importants. À 22 ans, il a commencé à travailler dans l’informatique, à l’époque où ce secteur connaissait l’un de ses pics. Pourtant, la pellicule et l’obturateur généraient en lui un irrésistible attrait. Il a commencé en tant qu’assistant dans un studio photo, et c’est là qu’il a appris à lire et à gérer la lumière, jusqu’à cette rencontre avec celui qui allait être son mentor et qui lui enseigna l’art de la perception : Dario De Dominicis. C’est lui qui l’a introduit à ce qu’il considère aujourd’hui comme la forme la plus puissante et porteuse de la photo : le photojournalisme. C’est grâce à cette envie de raconter des choses à travers la photo, de faire écho à de petites histoires silencieuses mais importantes, que le reportage journalistique s’est mué de grande passion à profession. Et quand une passion s’imbrique à la perfection à sa profession, le rêve devient réalité, alors que demander de mieux ?

Ses premières publications, la création d’un collectif, le WSP photography à Rome, ont constitué les premiers pas vers sa profession. Ses différentes rencontres avec des professionnels de renommée internationale comme Ernesto Bazan, ses premières victoires à des concours, les prix remportés, tout cela est venu s’ajouter à son curriculum qui, au fil du temps, s’est enrichi de projets davantage axés sur le moyen/long terme. Ce besoin de se plonger dans les histoires relatées, jusqu’à les vivre littéralement, a fait de son art un mode de vie à part entière. En 2013, son grand projet Mirella, un travail sur la maladie d’Alzheimer et sur les sentiments qui gravitent autour d’une maladie, a obtenu le premier prix de la section Daily Life du World Press Photo. De plus en plus engagé dans des projets sur l’environnement et ses changements, il a en cours des travaux en Éthiopie, au Kenya, en Afrique du Sud et en Inde.

 

Retrouvez l’interview de Fausto ici pour en savoir plus

Pour en savoir plus sur le travail de Fausto