AGENDA
le 29/03/17

Plantation d’une haie champêtre au bord de la Rose

le 22/03/17

Greffage de variétés de pommiers et poiriers locales à emporter à Poitiers

Tous les articles
RECHERCHE

11 Sep 17

Entretien avec le talentueux Fausto Podavini, lauréat de notre Prix Photo 2017 !

La Fondation

©Daniele Zedda

Durant la soirée du 9 Septembre 2017 à Perpignan, Jacques Rocher a remis le Prix Photo de la Fondation Yves Rocher en partenariat avec Visa pour l’Image au photographe italien Fausto Podavini, dans le cadre de la 29ème édition du Festival International du photojournalisme. En effet, ce dernier a été particulièrement remarqué pour son projet sur le changement climatique en Ethiopie et au Kenya, et la construction d’infrastructures dans la vallée de l’Omo.

Nous en avons profité pour lui poser quelques questions :

Et si tu nous parlais un peu de toi ?

Je suis né à Rome il y a 44 ans. Après une formation technique et industrielle en électronique, j’ai entrepris un cursus universitaire en ingénierie, remplacé quelques années plus tard par des études en sciences de la communication. Durant toutes ces années, la photo a toujours été présente dans ma vie, accompagnant chaque phase de mon évolution professionnelle. Archétype du silence et de la patience, elle a toujours su combler des vides ou exacerber des moments importants. À 22 ans, j’ai commencé à travailler dans l’informatique, à l’époque où ce secteur connaissait l’un de ses pics. Pourtant, la pellicule et l’obturateur généraient en moi un irrésistible attrait. J’ai commencé en tant qu’assistant dans un studio photo, et c’est là que j’ai appris à lire et à gérer la lumière, jusqu’à cette rencontre avec celui qui allait être mon mentor et qui m’enseigna l’art de la perception : Dario De Dominicis. C’est lui qui m’a introduit à ce que je considère aujourd’hui comme la forme la plus puissante et porteuse de la photo : le photojournalisme. C’est grâce à cette envie de raconter des choses à travers la photo, de faire écho à de petites histoires silencieuses mais importantes, que le reportage journalistique s’est mué de grande passion à profession. Et quand une passion s’imbrique à la perfection à sa profession, le rêve devient réalité, alors que demander de mieux ?

Saurais-tu nous dire comment tu as commencé à t’intéresser à la photographie ?

J’ai commencé à photographier à l’âge de 16 ans. À la maison, il y avait un objet qui attirait depuis toujours mon attention. C’était l’unique chose que j’associais à l’âge « adulte ». Le Pentax Spotmatic de mon père. C’était l’objet de tous mes désirs, tellement luisant et conservé avec un tel soin ! Son image était si forte en moi qu’elle me donna le courage de demander à mon père la permission de l’utiliser. Ce fut tout de suite le coup de foudre ! C’est ainsi qu’a grandi mon intérêt pour la photo. Autodidacte, j’ai appris en épluchant les revues photo. Elles étaient légion à l’époque et toutes, outre les sempiternelles publicités vantant les derniers boîtiers d’appareils et objectifs, passaient en revue la technique photographique. C’était précisément cette dernière partie qui m’intéressait le plus, car elle me permettait d’apprendre la théorie et de la mettre immédiatement en pratique. Chaque jour, je saisissais un peu plus toute la magie et la puissance de l’appareil photo.

Selon toi, qui t’a le plus influencé lors de tes premiers pas photographiques ?

Mes premières photos ont eu un « critique » de choix : mon père. C’est lui qui, avec ses talents de composition et sa capacité à apprécier l’art figuratif et la beauté, « cassait » mes photos, et c’est grâce à ses conseils que j’ai essayé d’améliorer mes « horribles » clichés. Mon père fut mon premier mentor, avant De Dominicis.

Comment cette passion est-elle devenue un choix de vie à part entière ?

Mes premières publications, la création d’un collectif, le WSP photography à Rome, ont constitué les premiers pas vers ma profession. Mes différentes rencontres avec des professionnels de renommée internationale comme Ernesto Bazan, mes premières victoires à des concours, les prix remportés, tout cela est venu s’ajouter à mon curriculum qui, au fil du temps, s’est enrichi de projets davantage axés sur le moyen/long terme. Ce besoin de me plonger dans les histoires relatées, jusqu’à les vivre littéralement, a fait de mon art un mode de vie à part entière. En 2013, mon grand projet Mirella, un travail sur la maladie d’Alzheimer et sur les sentiments qui gravitent autour d’une maladie, a obtenu le premier prix de la section Daily Life du World Press Photo. De plus en plus engagé dans des projets sur l’environnement et ses changements, j’ai en cours des travaux en Éthiopie, au Kenya, en Afrique du Sud et en Inde.

Pour en savoir plus sur le travail de Fausto Podavini

partager