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24 Jan 18

BRENT STIRTON : « En Éthiopie, des femmes et des hommes se battent pour préserver leur nature »

La Fondation

Quelle importance accordez-vous à l’action des ONG sur les terrains où vous travaillez ?

 

Brent Stirton : Les ONG comme la Fondation Yves Rocher et Green Ethiopia me facilitent l’accès à des zones et à des milieux où il est d’habitude difficile de travailler. Ils me permettent de m’appuyer sur leur expertise et leur logistique – ce qui est crucial dans la construction d’un reportage. Mais surtout, ce sont assez souvent les seules personnes à lutter contre les fléaux de la surindustrialisation : sans la Fondation Yves Rocher et Green Ethiopia, la région du Tigré aurait sans doute perdu toute ses forêts et l’impact sur l’environnement aurait été catastrophique.

 

 

Était-ce la première fois que vous vous retrouviez en Ethiopie ? Et aviez-vous déjà travaillé sur la déforestation ?

 

J’ai beaucoup travaillé en Ethiopie par le passé, principalement dans le sud, près de la vallée de l’Omo ou à la frontière avec l’Érythrée. C’est un pays fascinant et complexe. Pour la déforestation, j’ai pu documenter ce phénomène en Haiti et dans plusieurs pays africains. Si on ne s’en occupe pas, c’est un problème qui peut impacter durablement la stabilité des sols et les sécheresses.

 

Comment vous êtes-vous préparé pour ce reportage ? Quelle a été votre approche photographique ?

 

Ce qui m’intéressait, c’était de montrer le parallèle entre les bonds de géants qu’a réalisé l’économie éthiopienne ces dernières années et comment ce développement fulgurant avait souvent oublié de préserver l’environnement. J’ai voulu mettre face à face ces nouvelles infrastructures impressionnantes et les individus qui se battent sur le terrain pour préserver les arbres et les forêts.

 

Quel souvenir garderez-vous de ce reportage ? Et quel est votre espoir quant au futur de l’Ethiopie ?

 

Je me souviendrais de la fierté avec laquelle les membres de Green Ethiopia travaillent, ainsi que la vision qu’ils ont eu il y a dix ans de lutter pour préserver la végétation dans le pays. Mais j’ai aussi aimé la manière avec laquelle beaucoup de femmes, employées dans ce projet, sont devenues autonomes.

 

Qu’aimeriez-vous dire aux gens qui verront vos photos ? S’ils devaient ne se souvenir que d’une chose, qu’est-ce que ce serait ?

 

Sans arbres, le monde ne serait pas ce qu’il est. Ils sont non seulement magnifiques, mais ce sont les poumons de notre planète. Ils composent un héritage du vivant qui aide non seulement à préserver les espaces sauvages, mais également à maintenir les nappes aquifères et participent à la stabilité économique des régions rurales. Nous avons besoin d’eux, et nous devrions faire tout ce qui est en notre pouvoir pour les sauvegarder.

Crédits : Brent Stirton / Agence Verbatim

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