18 Dec 17

[5 QUESTIONS DE PLANTEUR À … ALAN GUILLOU]

La Fondation

Peut-être connaissez-vous déjà Alan Guillou ? Nous avons découvert ce super planteur dans le cadre du programme Plantons pour la Planète.  Son association Les Planteurs Volontaires oeuvre en collaboration avec l’AFAC, le réseau auprès de qui la Fondation Yves Rocher est engagée pour planter en France. Nous nous sommes récemment entretenus avec lui afin d’en savoir davantage sur son métier.

1. Peux-tu te présenter et nous parler de la structure dans laquelle tu travailles ? 

Je m’appelle Alan Guillou et je travaille pour l’association Les Planteurs Volontaires. Cette association, co-fondée avec mes deux collègues Thierry et Cédric dans le département du Nord, a dès ses débuts organisé ses plantations sur un mode participatif et citoyen. Avec plus de 4 500 personnes nous avons planté plus de 85 000 arbres depuis 2013.

Notre démarche est la suivante : dés qu’un projet émerge, nous dressons une cartographie des parties en place. Qui, pour planter un arbre dans ce parc urbain ? Une école et une maison de retraite ! ASSOCIER. Est-ce que ça vous dit de planter un arbre avec nous ? C’est chez un agriculteur, à coté de votre institut agricole ! AGIR. C’est cette duplicité, être et faire ensemble, qui motive notre action pour préserver l’environnement. Nous nous servons également du motif de l’arbre dans l’imaginaire collectif comme d’un formidable catalyseur pour mobiliser. On peut aussi, quand on parle de la nature, être dans le registre de l’émotion. Il faut questionner la beauté du monde, sa poésie.

Nous disons aux gens qui viennent planter : « Aujourd’hui vous êtes des jardiniers du paysage,  la bêche est votre pinceau et les arbres votre palette de couleurs… À vous de rattacher la terre au ciel en plantant un arbre! »

2. Comment est né ton souhait de devenir planteur ? Aurais-tu pu imaginer exercer ce métier ?

On trouve dans son enfance beaucoup des raisons qui motivent ce que l’on est une fois adulte. Petit, j’ai vraiment beaucoup joué en forêt. L’école du buisson portait bien son nom ! Je n’aurais, alors, jamais imaginé planter des arbustes…

3. De quelle réalisation es-tu le plus fier ?  Quelle est ta plus belle expérience de nature ?

Je n’ai aucune préférence… Tous les planteurs se retournent à chaque fois à la fin du chantier pour regarder ce qui a été réalisé. Avec toujours… beaucoup de satisfaction. Ce que nous faisons ne tient pas sur un disque dur externe, sur un écran plat… C’est tangible! Un agriculteur nous a dit un jour : « Quand vous plantez un arbre, il est pour moitié à vous, pour le reste, il appartient à tous ceux qui le regardent et qui profitent de sa présence ». Une fierté forcément teinté d’humilité, tant finalement, le projet revêt un caractère posthume. Ma plus belle expérience de nature ? À chaque fois que je rentre dans un bois.

4. S’il y en a une, à quoi ressemble une journée type de planteur(se) ?

La journée type d’un planteur…? Elle suit les saisons… Quand les premières fleurs apparaissent on recommence à visiter des terrains, à rencontrer des partenaires, à préparer l’hiver. Quand les premières feuilles tombent ont aiguise nos bêches. Quand il neige, au milieu des champs, on plante un arbre. Ce sont de belles journées. 

5. Un arbre chouchou à nous présenter ?

La forêt de hêtres, chênes et ifs me manque. Dans le Finistère, il y a une forêt et tous ses arbres qui me manquent…

+ D’infos sur l’engagement de la Fondation Yves Rocher dans des régions telles que celle de Alan Guillou


SUR LE MÊME SUJET